Comme pour la plupart des opérations intéressées, il s'est créé une mythologie de la coopération. Cette mythologie a ses grands prêtres, ses garçons de messes et ses garçons de courses. Elle organise des synodes ou des conclaves périodiques. Mais près de trente ans après le premier conclave France/Afrique en 1973, l'on ne voit toujours pas de fumée blanche monter des « Sommets ».
Cela peut signifier que les « Sommets » France/Afrique ne prennent pas encore de la hauteur, en tout cas pas la hauteur souhaitée, ou simplement annoncée par les Officiants de cette liturgie coloniale. Pourtant personne n'est dupe, mais le rituel se poursuit. C'est la part irrationnelle, religieuse et forcément incantatoire de toute mythologie.
A l'ère de la mondialisation, un bilan serait le bienvenu. Interroger cette grand'messe, permettrait de savoir si elle a jamais comporté quelque pertinence, et quelque profit pour les peuples d'Afrique.
Cette préoccupation invite à :
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