« Ce que les Pygmées vont devenir dépend à la fois de ce qu'ils seront en mesure de décider eux-mêmes et de ce que les systèmes d'autres acteurs sociaux leur permettront de déterminer (...) » (SINGLETON Michael, « Identité Culturelle », in Revue Vivant Univers, 1991, p. 35.).
« Les peuples indigènes et leurs organisations sont aujourd'hui partagés entre insatisfactions et attentes vis-à-vis de divers partenaires potentiels : structures missionnaires, gouvernements, agences de coopération, organismes de conservation, acteurs de la recherche. Tout comme d'autres groupes-cibles du développement, les peuples indigènes doivent être pris comme des partenaires » (BRAEM François ; « Les peuples indigènes en quête de partenaires », in Les Peuples des Forêts Tropicales aujourd'hui, Volume II, Bruxelles, 2000, p. 564).
Malgré l'attention croissante dont ils ont fait l'objet de la part de l'Etat, des organisations non gouvernementales nationales et internationales, les populations Pygmées Baka, Bakola-Bagyéli et Medzan restent pauvres et marginalisées de la vie politique, économique et sociale nationale. Leurs conditions de vie demeurent précaires et incertaines. Or, dès 1960, l'Administration avait entrepris de développer le processus de leur sédentarisation et d'amélioration de leurs moyens d'existence. Les objectifs visés étaient d'assurer leur intégration socio-économique dans la société Camerounaise et de promouvoir leur autonomie économique, financière et sociale1. L'action de l'Etat a été progressivement complétée sur le terrain par celle des églises et des organisations non gouvernementales qui ont appuyé et accompagné ces populations dans les domaines de l'éducation, de l'agriculture et de la santé. C'est dans ce cadre qu'il faut situer les actions menées à partir des années 70 par l'Eglise Catholique et l'Organisation Néerlandaise de Développement(SNV) dans le département de la Boumba-et-Ngoko en général et dans l'arrondissement de Moloundou et le district de Salapoumbe en particulier. Elles ont été suivies par des initiatives d'autres institutions gouvernementales et non gouvernementales du pays.
Aujourd'hui, le bilan de toutes ces actions menées depuis plus de quatre décennies s'avère globalement modeste. Mis à part les résultats obtenus dans les domaines de l'éducation et, dans une certaine mesure, de la santé, les programmes réalisés sont loin d'avoir contribué à la mise en place d'un processus de développement durable des populations Pygmées Baka. Trois éléments essentiels peuvent justifier cette faiblesse de résultats enregistrés au cours des dernières décennies : une faible connaissance de la population Baka par les différents intervenants, un manque de suivi et de continuité dans les actions entreprises et une faible implication des bénéficiaires dans la conception et la mise en œuvre des activités des projets.
Dans presque toutes les organisations actives sur le terrain en ce moment, l'unanimité est faite sur la nécessité de changer d'approche et de démarche. Dorénavant, il est question de responsabiliser les Baka dans la construction de leur propre développement, de cadrer toutes les interventions envisagées avec leur culture et garantir une continuité dans les actions menées avec elles. Il est question d'appuyer le processus d'autopromotion des populations Pygmées Baka en harmonie avec leur environnement écologique, culturel et social, par l'amélioration de leurs moyens d'existence et de leurs conditions générales de vie.
La géographie du peuplement Pygmée établit l'existence de trois principaux groupes ethniques Pygmées au Cameroun. Le premier, les Baka, est le plus important. Il compte près de quarante mille (40.000) personnes et occupe 75.000 km² dans le sud-est du pays. Le deuxième groupe, les Bakola, que certains auteurs ont pris l'habitude d'appeler Bagyéli (Vallois, 1949 ; Dikoumé, 1997)2, rassemble environ trois mille sept cents (3.700) personnes et occupe 12.000 km² dans la partie méridionale de la région côtière, plus précisément, les arrondissements d'Akom II, Bipindi, Kribi et Lolodorf. Enfin, le troisième groupe, les Medzan, avec moins d'un millier de personnes, subsiste au nord - ouest du Mbam, dans la région de Ngambé - Tikar. Les Pygmées représentent globalement 0,4% de l'ensemble de la population du pays. Mais, pour la région retenue pour ce programme, plus précisément dans le district de Salapoumbe, les Pygmées Baka représentent plus de 60% de la population locale.
Dans ces différentes aires de peuplement, les Pygmées font face à la marginalisation politique et économique, à la persistance de l'analphabétisme, aux conditions de vie précaires et incertaines, à la paupérisation croissante.
En effet, traditionnellement chasseurs-collecteurs instables, les Pygmées Baka n'ont pas souvent intéressé les colonisateurs successifs du Cameroun de même que les nouvelles autorités du pays. Ceux-ci ont engagé les populations Bantu dans le processus politique, économique et social de modernisation du pays ; et les Pygmées sont restés à l'écart de ce mouvement. Marginalisés et méprisés, ils font sont restés confrontés à l'exclusion et à la marginalisation de la vie politique nationale. Cette tendance persiste malgré quelques récentes évolutions des discours et des pratiques qui commencent à évoquer la citoyenneté des populations Pygmées. De manière globale, l'Etat et les autres populations sont encore loin d'assumer la citoyenneté des populations Pygmées. Certes, dans une perspective d'adaptation et d'ajustement au débat international, quelques avancées ont été enregistrées sur le terrain du droit et des discours ; mais les pratiques sociales perpétuent la banalisation, la domination et l'assimilation des Pygmées. Les dispositions normatives actuelles ne suffisent pas encore à résoudre le dilemme dans lequel se trouvent les Pygmées. Ils ne se retrouvent pas dans les logiques et dynamiques étatiques d'uniformisation et de standardisation de la citoyenneté nationale3.
Sur le plan économique et social, les Pygmées mènent des activités visant à réduire leur marginalisation sociale, leur dépendance et leur subordination aux populations Bantu voisines. Dans le domaine de l'éducation, l'école est ancrée dans le milieu. Par le passé, les enfants Pygmées étaient éduqués par leurs parents sur la base de leur propre expérience de la vie. Actuellement, cette éducation de base est complétée par les enseignements de l'école moderne. Les enfants Pygmées suivent les enseignements soit dans les centres préscolaires mis en place dans leur hameau par des structures d'appui, soit dans les écoles publiques installées dans les villages Bantu voisins. La formation reçue au centre préscolaire prépare l'entrée des élèves dans les écoles publiques villageoises. Dans certains cas, les enfants Pygmées partent directement des hameaux pour l'école publique du village. La scolarisation a nettement progressé grâce à la sensibilisation menée auprès des parents par les organisations non gouvernementales. C'est le cas notamment dans la province de l'Est-Cameroun où l'Eglise Catholique, à travers le Projet Pygmée Est-Cameroun (PPEC) devenu le projet Auto -promotion des populations de l'Est-Cameroun (APPEC), a fait de la scolarisation des enfants Pygmées Baka un axe de travail privilégié depuis les années 70. De manière globale, on peut dire que le phénomène de la scolarisation a contribué au recul de l'analphabétisme connu chez les Pygmées. On a assisté à l'émergence des « élites scolarisées » dans les hameaux Pygmées. Elles servent actuellement d'intermédiaires entre le monde extérieur et leurs communautés.
Toutefois, il apparaît clairement que l'institution scolaire fait face à de nombreuses difficultés en milieu Pygmée aujourd'hui4. Le problème fondamental qui se pose est celui des débouchés et de l'opérationnalité des élites scolarisées. Très souvent, après leur formation dans les écoles publiques, ils n'arrivent pas toujours à s'insérer dans le circuit économique national même quand ils sont titulaires de diplômes. Rentrés dans les campements, ils éprouvent des difficultés à réintégrer leur milieu traditionnel de vie. De plus en plus, cette situation crée une déception chez les parents qui ne consentent plus à faire des sacrifices pour le reste de la progéniture. D'où le questionnement fondamental sur le rôle et la finalité de l'école moderne. Ils croyaient qu'en envoyant leurs enfants à l'école, ils deviendraient des commerçants, des fonctionnaires...comme les autres enfants du village. L'école coupe les enfants de l'apprentissage ethno-écologique que leur fournissent les adultes mais ne les intègre pas non plus dans la société moderne. Les attentes ne sont donc pas satisfaites puisque l'école ne semble rien rapporter de palpable. Le faible taux de scolarisation des Pygmées serait aussi lié à l'éloignement des hameaux par rapport aux écoles villageoises. La plupart des hameaux se trouvent à une distance considérable de l'école la plus proche. Les enfants qui y fréquentent doivent être hébergés par des familles Bantu qui n'ont pas toujours les moyens nécessaires pour le faire. A cet obstacle d'éloignement s'ajoute le problème d'adaptation du rythme scolaire à la mobilité des Pygmées et de la professionnalisation de certains enseignements destinés aux enfants Pygmées. Enfin, le problème crucial que connaît la scolarisation est celui de la pauvreté financière et matérielle des Pygmées. Les parents ne disposent pas des moyens financiers nécessaires pour assumer les charges relatives à la scolarisation de leurs enfants.
Le processus de changement des modes de vie dans les activités de production quant à lui est marqué par l'adoption et le développement de l'agriculture vivrière et l'insertion problématique dans l'économie marchande, eux-mêmes liés au processus de sédentarisation des communautés Pygmées. En fait, les Pygmées ne vivent plus exclusivement de la chasse ou de la cueillette. Ils pratiquent l'agriculture. Certes la pratique de l'agriculture ne date pas d'hier, mais elle a pris une réelle ampleur ces dernières années et elle tient une place de plus en plus importante dans l'économie. L'agriculture pratiquée ici est davantage tournée vers la production vivrière (maïs, bananier - plantain, manioc, macabo, concombre, igname, patate douce, arachide). On constate que dans les régions où les Pygmées se sont réellement investis dans les activités agricoles, il y a une régression de leur dépendance vis-à-vis des Bantu voisins. L'agriculture contribue à la diminution de la dépendance des Pygmées vis-à-vis des autres ethnies. Elle a également permis aux Pygmées de résoudre progressivement le problème du ravitaillement alimentaire quotidien. La pratique de l'agriculture se généralise actuellement dans l'ensemble des hameaux Pygmées du Cameroun méridional forestier. L'enquête sur l'emploi du temps des Pygmées en 1995 a révélé que les activités agricoles viennent en seconde position des activités menées par les Baka après la chasse. Elles occupent 15% du temps consacré à l'ensemble de leurs activités. L'analyse des enquêtes menées par le professeur Jean-Félix LOUNG entre 1983 et 1991 montrent qu'il existe quatre grandes catégories de ménages chez les Pygmées aujourd'hui : les chasseurs - collecteurs traditionnels (environ 6%), les chasseurs - collecteurs - agriculteurs (38%), les agriculteurs - chasseurs - collecteurs (35%) et les agriculteurs - chasseurs (21%). Les deux dernières catégories jouissent de l'auto - suffisance alimentaire. Elles ont acquis une certaine indépendance économique vis-à-vis des villageois Bantu. Toutefois, cette agriculture reste embryonnaire et domestique. Elle arrive à peine à satisfaire les besoins domestiques. Elle ne permet pas encore de faire face à l'ensemble des besoins alimentaires des populations Pygmées. Ce qui explique qu'une proportion importante continue à recourir aux champs des populations Bantu pour leur approvisionnement en hydrates de carbone. Le régime alimentaire des familles n'est donc pas encore autosuffisant. Enfin, l'agriculture actuelle ne génère pas encore de revenus financiers directs qui peuvent constituer une base de renforcement de leur pouvoir économique. Très peu de Pygmées arrivent à satisfaire la demande domestique et à ravitailler le marché local.
Enfin sur le plan sanitaire, les Pygmées s'intéressent déjà à la médecine moderne. Certes ils demeurent fondamentalement attachés à la tradithérapie ; mais celle-ci est complétée par les recettes de la médecine moderne. Il n'est plus surprenant de rencontrer ceux qui quittent leur hameau pour se rendre à l'hôpital. C'est devenu un comportement régulier dans leur vie. Dans le District de Salapoumbé, le projet AAPPEC gère un centre de santé prioritairement accessible aux Pygmées Baka depuis 1969. La la situation sanitaire des Pygmées de la région s'est progressivement améliorée. Bien qu'ayant démarré les activités par une action éducative, le centre de santé développé mène actuellement des actions curatives. Les statistiques recueillies depuis 1982 montrent que 20 % des femmes Pygmées fréquentent régulièrement les consultations prénatales, 44,5 % reçoivent toutes les vaccinations et 37 % des Baka cotisent régulièrement pour la consultation. Le projet santé essaie de concilier le curatif et le préventif ; c'est ce qui justifie le développement des activités liées aux soins de santé primaires dans le centre. Toutefois, ce volet de la vie moderne des Pygmées fait aussi face à de nombreuses difficultés. Il en est ainsi de la mobilité et des longs séjours en forêt et surtout de la perception symbolique de la maladie. Ici, elle est considérée comme une malchance dont le traitement effectif ne peut être assuré que par un devin-guérisseur. Les conditions de vie sanitaires sont largement éprouvées par la situation de l'habitat. Le cadre matériel de l'existence quotidienne se caractérise encore dans la plupart des hameaux par un habitat rudimentaire et une hygiène approximative. La plupart des familles logent dans des huttes ou des cases sommaires, hâtivement construites, assez précaires, délabrées et mal entretenues. L'hygiène corporelle est réduite à quelques ablutions espacées, généralement sans savon hygiénique. Cette insalubrité détériore l'état sanitaire, entraîne une mortalité élevée et raccourcit l'espérance de vie.
La persistance de ces multiples problèmes perpétue, consolide et renforce la marginalisation et l'infériorisation. Ils constituent une limite sérieuse aux actions multiformes actuelles de l'Etat du Cameroun et de la communauté internationale visant à réduire la pauvreté dans le monde. Elle constitue aussi une injustice sociale au moment où la communauté internationale travaille pour l'amélioration des conditions des populations indigènes et autochtones dans le monde.
La nécessité de repenser les approches et de responsabiliser les populations Pygmées elles-mêmes : les voies d'un développement endogène durable
La nécessité s'impose maintenant de soutenir les efforts de reconnaissance des populations Pygmées Baka comme membres de la société politique Camerounaise, de promotion de leur propre développement, d'amélioration de leurs moyens d'existence et de leurs conditions générales de vie dans leur environnement. La situation que vivent les Pygmées n'est pas une fatalité. Elle peut trouver de solutions si des actions visant à consolider leur citoyenneté, à améliorer leurs moyens d'existence et leurs conditions de vie sont ménées. Ces actions exigent une nouvelle approche de travail et de collaboration avec ces populations, une approche qui rompt avec les approches paternalistes et directives classiques et responsabilise les populations Pygmées elles-mêmes dans la construction de leur propre développement.
Certaines institutions qui interviennent en milieu Pygmée aujourd'hui commettent deux principales erreurs : l'assimilation des Pygmées aux Bantu et le non approfondissement des connaissances sur les Pygmées. Or, comme le relève Maryvonne Bretin WINKELMOLEN, "l'univers Pygmée comporte des caractéristiques fondamentalement différentes de la culture Bantou. La relation au temps et à l'espace détermine toujours fortement les formes économiques et les comportements sociaux (...) L'acceptation de cette réalité apparaît une des conditions premières d'une approche des Pygmées. Il est indispensable de partir du fait que, cette culture se situe en dehors de la logique d'un peuple sédentaire. Dans ce sens une recherche visant à connaître les valeurs et les mécanismes du fonctionnement de cette société est primordiale (...) Le mode privilégié relationnel des Pygmées par rapport à l'extérieur est basé sur un système de contrat, il se pratique, on pourrait dire, comme la chasse : on piste un gibier, on s'adapte suivant sa nature et la nature environnante et on ne se découvre pas ; on l'attrape et on en tire profit, suivant ce que l'on souhaite en faire"5. Pour n'avoir pas perçu cette réalité, les projets de développement réalisés en milieu Pygmée développent des réponses sous forme de services et des prestations en agriculture, santé, scolarisation, inspirés des modèles adaptés aux populations sédentaires. A l'évidence, les développeurs de la première génération ne sont pas partis de l'identité des Pygmées. Ils n'ont pas fondé leurs actions sur leurs aspirations profondes. Ce dont il s'agit aujourd'hui, c'est de susciter, conduire et consolider la mobilisation et l'organisation des Pygmées par rapport à leur propre devenir, accepter leur droit à la différence, mieux communiquer avec eux. C'est la voie, difficile et sinueuse de l'auto-promotion. Elle repose fondamentalement sur les principes de la participation, de la responsabilisation et de la liberté des acteurs dans le processus de construction du développement. Ainsi, les actions de développement réalisées dans les sociétés Pygmées sont pensées, initiées, définies et exécutées par les Pygmées eux-mêmes. Rien ou presque n'est fait à la place ou pour eux. Ils identifient leurs problèmes, les analysent, en établissent les priorités, proposent les solutions appropriées pour les résoudre et participent à la mise en oeuvre de ces solutions. Les Pygmées pourront alors choisir leur propre voie de développement, en définir les contours, assumer leur destin. La participation véritable signifie que les populations sont impliquées tout au long du cycle de l'action entreprise, depuis le stade de la conception jusqu'à celui de l'évaluation. Une simple information des populations n'est pas suffisante ; et la participation ne peut plus se résumer à la réalisation des activités définies à l'avance par les intervenants extérieurs6. Jean BOUVIN dit à ce sujet que : "Le développement participatif n'est pas un dépannage mais un processus d'apprentissage dont la mise en place requiert du temps, des ressources, de l'imagination et parfois du courage. Il implique une modification du comportement de nombreux acteurs, remet en question les anciennes habitudes et relève souvent des conflits d'intérêts nés de la nécessité de partager le pouvoir"7. Il n'y aura de développement durable chez les Pygmées du Cameroun que si ceux-ci en deviennent les acteurs de premier plan. C'est un défi qui interpelle les intervenants en milieu Pygmée et les populations Pygmées elles-mêmes.
1 LOUNG (Jean-Félix) ; « La politique de sédentarisation et d'intégration socio-économique des Pygmées dans la communauté nationale au Cameroun », Yaoundé,Institut des Sciences Humaines, mars 1991, pp. 7-11 ; OKET (Fidèl), OYONO (Phil René) et VAN DEN BERG (Annette) ; « La question Pygmée au Cameroun. Contribution à l'élaboration d'une nouvelle approche interventionniste et proposition d'une structure », Bertoua, 1987, pp. 7-10, BIGOMBE LOGO (Patrice) ; « La dynamique des habitus sexués. Femmes pygmées, sédentarisation et émancipation », in SINDJOUN (Luc)(dir.) ; La biographie sociale du sexe. Genre, société et politique au Cameroun, Paris, Karthala, 2000, pp. 178-181, ALAMBA (Jean-Calvin) ; Sédentarisation et promotion socio-économique des Pygmées Bakola de la région de Lolodorf, Mémoire, ENAM, Section des Affaires Sociales, 1997.
2 Valois, H. V. et Marquer (1976), Les Pygmées Baka du Cameroun, Anthropologie et Ethnographie avec annexe démographique. Paris : Editions du Museum, 195 p. ; Dikoume Cosme (1997), "Les Pygmées du Cameroun : Défis et Dilemmes", Yaoundé.
3 Sur l'Etat moderne comme agent d'uniformisation et de standardisation de la vie des citoyens, lire SCOTT C. (James) ; Seeing like a State. How certain schemes to improve human condition have failed, New Haven, Yale University, 1998, 445 pages.
4 Lire BRETIN WINKELMOLEN (Maryvonne) ; « L'acquisition des savoirs modernes chez les Pygmées : source de progrès ou de déstabilisation ? », in Flash, Bulletin interne d'information et de débat de la SNV, janvier 2003, pp. 10-12, DKAMELA (Guy Patrice) et OYONO (Phil René) ; « Pouvoirs, argent et recomposition sociale chez les Pygmées Baka de l'Est-Cameroun », in Africa, LVIII, 3-4, pp. 348-355.
5 Bretin WINKELMOLEN (M.) ; " Appui au développement des Pygmées. Recherche sur une approche spécifique", communication au colloque de Leiden, Octobre 1996, pp. 3-4.
6 Sur le cadrage méthodologique de cette approche, lire BIGOMBE LOGO (Patrice), NKOUABVOUMA (Véronique) et ADANG SANGALLY (Mireille) ; « Mettre en œuvre le développement participatif en milieu Pygmée Bakola-Bagyéli. Eléments de réflexion et de débat à partir de l'expérience du projet APE », Lolodorf, juillet 1997, 13 pages ; Ere-développement ; Suivi du plan pour les peuples autochtones vulnérables, rapport trimestriel n°1, période du 15 août au 15 novembre 2003, Yaoundé, novembre 2003, pp. 5-10.
7 BOUVIN (Jean) ; introduction à l'ouvrage Mettre en oeuvre le développement participatif, sous la direction de SCHNEIDER (H.) et LIBERCIER (M.H.), Paris, OCDE, 1995, p.7.