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Prochainement :

Avril 2008 : publication du N° 17 de Conjoncturis, consacré à la décentralisation.

Avril 2008 : publication d’Enjeux N°(double) 34-35 dont le dossier est consacré aux "Capitales d’Afrique centrale".

30 juin 2008 séminaire interne à la FPAE à 17h sur " l’assujettissement des missions diplomatiques à la redevance pour l’utilisation des fréquences en Afrique centrale" Avec Christian NDOUMOU, discutant Pr Alain Didier OLINGA, Juriste Internationaliste IRIC/FPAE

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ENJEUX
Dossiers à paraître

Année 2007- 2008

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ENJEUX n° 33 octobre-décembre 2007 : « Armées, groupes militaires et guerres en Afrique centrale  » .

L’Afrique centrale est souvent considérée comme une zone de tensions fortes et récurrentes. De nombreux observateurs tendent à considérer cette sous-région africaine comme étant au cœur des ténèbres. Même si cette vision est réductrice, elle n’en souligne pas moins l’acuité des problèmes de sécurité et de stabilité en Afrique centrale. L’histoire récente de l’Afrique centrale a en effet été marquée par de nombreux conflits interétatiques ou intérieurs (Angola, RDC, Congo Brazzaville, RCA, Tchad, Burundi, Rwanda). Si certains de ces conflits paraissent aujourd’hui épuisés ou achevés (RDC, Burundi,), d’autres demeurent encore brûlants (Tchad, RCA).

La production militaire et paramilitaire de ces conflits d’Afrique centrale demande à être expliquée et comprise ; c’est pourquoi il convient d’étudier les causes, les fondements et les facteurs de ces crises et conflits. C’est également pourquoi, il importe d’examiner les acteurs et opérateurs de ces luttes récurrentes de puissance ainsi que les enjeux et les implications qui en résultent.

Au coeur de ces dynamiques, il s’agira de comprendre comment on passe de la paix à la guerre et de la guerre à la paix. C’est donc la dynamique politique, stratégique, économique et socioculturelle de l’entrée et de la sortie de ces crises qu’il convient d’étudier. Ceci afin de saisir la place et le rôle des armées, des groupes militaires, des factions politiques, des lobbies économiques ainsi que des coalitions diplomatiques dans les guerres civiles et interétatiques d’Afrique centrale et les processus de résolution de ces crises et conflits.

 

Axes possibles :

  • La dialectique ami/ennemi dans les guerres d’Afrique centrale
  • Les conflits armés d’Afrique centrale : guerres intérieures et guerres interétatiques
  • Les armées d’Afrique centrale face à la menace des groupes politico-militaires
  • L’Afrique centrale entre Etats défaillants et guérillas voyous
  • L’Afrique centrale, laboratoire des nouvelles guerres de la globalisation
  • L’Afrique centrale et guerre américano-mondiale contre le terrorisme
  • Prévention, gestion et résolution des conflits en Afrique centrale : sortir des crises et reconstruire la paix

ENJEUX n° 34 janvier-mars 2008 «  Les capitales d’Afrique centrale »

Les capitales occupent toujours une place particulière dans la géographie politique et symbolique des Etats et des sociétés. C’est aussi le cas en Afrique centrale. En effet, les capitales d’Afrique centrale occupent une place particulière dans l’identification territoriale respective de leur Etat. Ces villes dotées du statut prestigieux du siège du pouvoir sont en effet avantagées dans la connaissance et la reconnaissance que l’on peut se faire de la géographie d’un pays. Etudier les capitales d’Afrique centrale c’est à la fois déterminer leurs caractéristiques singulières autant que leurs caractéristiques communes ; c’est essayer de comprendre la position qu’elles occupent dans leur géographie politique respective. L’analyse de la situation et de la position géopolitique autant que géographico-politique de ces villes capitales peut aussi s’interroger sur la consistance ou l’inconsistance des relations entre elles. C’est effet, en évaluant l’existence effective ou ineffective de relations matérielles et immatérielles entre ces capitales qu’on pourrait apprécier la densité des politiques affichées d’intégration régionale. C’est également à travers le rapport équilibré ou déséquilibré de ces capitales avec les autres points des réseaux urbains de leur pays qu’on peut évaluer leurs caractères de ville macrocéphale ou de pole dominant mais compensé. Etudier les capitales d’Afrique centrale, c’est aussi s’intéresser à leurs rapports avec la géographie réelle ou virtuelle de l’unité sous régionale ou continentale de l’Afrique. Dans cette perspective, il s’agit de voir comment les différentes capitales s’inscrivent dans le champ plus ou moins structuré des métropoles africaines. Analyser les capitales africaines à travers leurs structuration politique économique et culturelle, reliée à leur dynamiques géographiques c’est aussi s’interroger sur leurs rapports aux structures et dynamiques de la globalisation. On peut s’interroger sur le sens tant conceptuel que pratique du statut politique et administratif privilégié conféré aux capitales d’Afrique centrale dans un contexte de globalisation des échanges qui tend à donner de l’importance aux métropoles d’orientation économique et à l’archipel mondial. Comment les capitales d’Afrique centrale se situent-elles par rapport aux courants dominants de métropolisation globale qui sont essentiellement liés aux villes d’affaires ainsi qu’aux cités productrices de valeurs ajoutées dans les industries ou les services. On constate l’existence d’un clivage entre des capitales essentiellement marquées par la continentalité (N’djaména, Bangui, Yaoundé, Kigali, Bujumbura) et les capitales inscrites dans la littoralité (Libreville, Brazzaville, Luanda, Kinshasa). Ce clivage est-il un clivage structurant et indépassable ? Est-il plutôt une opposition susceptible d’être transformé et recomposée ? Etudier les capitales d’Afrique centrale consiste également à souligner comment leurs relations sont aussi modelées par leurs inscriptions géopolitiques et géoéconomiques.

 Axes possibles :

  • Capitales en tant centre politico administratif
  • Capitales comme villes économiques dominantes
  • Etudier les capitales macrocéphales ex Libreville et Brazzaville
  • Etudier les capitales face à des métropoles concurrentes (ex Yaoundé Douala)

ENJEUX n° 35 avril-juin 2008 : « Géopolitique et géoéconomie du pétrole en Afrique centrale »

Les pays d’Afrique centrale, producteurs de pétrole ont bénéficié de l’intérêt stratégique croissant que les grandes puissances étatiques et industrielles de la globalisation accordent à l’Afrique pétrolière.

La région d’Afrique centrale est en effet l’une des zones constitutives de l’arc pétrolier du golfe de Guinée, situé dans le domaine maritime de l’atlantique du centre sud. Avec l’arrivée de nouveaux pays producteurs très prometteurs, comme la Guinée équatoriale et Sao Tomé, l’Afrique centrale demeure l’une des places fortes dans l’exploitation et l’exploration pétrolière au sud du sahara.

Il s’agit d’analyser les dynamiques géopolitiques et géoéconomiques, liées à la cartographie de l’or noir en Afrique centrale. Le pétrole en fait-il une région bénie de dieux ou plutôt une région maudite ?

La gouvernance pétrolière est au cœur des stratégies de pouvoir de production et d’échanges de l’or noir dans les pays d’Afrique centrale. Il importe d’analyser le caractère ambivalent de la ressource pétrolière telle qu’elle apparaît dans la construction politique et économique des Etats de la sous-région. Alors que le pétrole aurait pu être un précieux instrument de croissance et de développement, cette ressource pourtant génératrice de revenus considérables, suscite des processus de déstabilisation et de désorganisation des Etats et des sociétés d’Afrique centrale. Il convient d’examiner comment ces dynamiques de mise en crise des sociétés locales peuvent être régulées et résorbées pour que le pétrole soit effectivement réapproprié par les sociétés nationales.

Etudier la géopolitique et la géoéconomie du pétrole en Afrique centrale revient à examiner la part respective des processus de la globalisation, de l’intégration continentale ou sous-régionale ainsi que de l’émancipation nationale.

Il s’agit enfin d’ouvrir des perspectives sur un rééquilibrage et un recadrage des stratégies politiques et économiques de gestion pétrolière envisagées dans le sens d’un approfondissement du développement et de la croissance des Etats et sociétés de la sous région.

 Axes possibles :

  • Les politiques du pétrole : stratégies d’exploitation et d’exploration pétrolière
  • Le pétrole comme secteur de production confronté aux exigences de bonne gouvernance politique et économique
  • La ressource pétrolière comme instrument de consolidation socio-économique et géoéconomique
  • Le pétrole comme ressource de politique de rente et de prébende : un facteur opposé à la rationalisation politique et économique des sociétés d’Afrique centrale
  • La place du pétrole dans les conflits armés en Afrique centrale
  • Les perspectives d’une gouvernance sous-régionale intégrée du pétrole en Afrique centrale

ENJEUX n° 36 juillet-septembre 2008 : « Le Gabon numéro spécial  »

Le Gabon est un pays d’Afrique centrale qui se singularise par un modèle de gouvernement et de développement basé sur la rente de la stabilité politique ainsi que la stabilisation recherchée des rentes économiques.

Ce pays, quoique doté d’une taille démographique modeste, joue un rôle attracteur dans les dynamiques migratoires sous-régionales et continentales en Afrique. C’est qu’en effet, le Gabon a fondé son expansion politico-économique sur l’exploitation tout azimut des rentes en hydrocarbures et en ressources minières.

Ce pays est resté préservé des tensions géopolitiques et géostratégiques qui ont précipité certains de ses voisins dans de fortes et récurrentes convulsions sécuritaires. Le Gabon n’a pas connu la dynamique d’instabilité qui a caractérisé les deux Congo voisins, ou même l’Angola. Le groupe gouvernant gabonais, mené d’une main ferme et habile par le président Omar Bongo, a su contourner les écueils liés au franchissement de la démocratisation pluraliste des années 90, en se basant sur un leadership caractérisé par la longévité dirigeante. Ce groupe a absorbé toutes les chances d’alternances au pouvoir. Il convient d’expliquer les raisons du succès au moins apparent d’un art de gouvernement recourrant au pouvoir perpétuel. Est-ce qu’une telle stratégie de pouvoir pourra être conservée lorsque le président Omar Bongo ne sera plus aux affaires ? Cela ne parait pas encore acquis.

La démarche gouvernante de distribution et de redistribution clientéliste connue sous la nom de ’géopolitique’ est-elle suffisamment solide pour résister à l’usure du temps et à l’épuisement des rentes économiques ? Cela ne semble pas le cas. Peut-on enfin envisager de consolider la modernisation politique économique et sociale du Gabon sans mettre en question le centralisme managérial qui caractérise la gestion gouvernante et institutionnelle de ce pays ? Une telle perspective ne parait pas appropriée.

Quoique le Gabon demeure dans une bulle qui le préserve encore d’une déstabilisation durable, l’avenir de ce pays ne parait pas encore assuré compte tenu de sa forte dépendance rentière. Le modèle rentier qui structure la politique, l’économie et la culture gabonaise risque d’être confronté à de fortes tensions susceptibles d’exposer ce pays paisible au péril de la déstabilisation. 

Axes possibles :

  • Longévité gouvernante et gouvernement perpétuel
  • Le pétrole comme instrument clientéliste de gouvernement
  • Les stratégies du leadership régional du Gabon dans la CEMAC
  • Le modèle rentier gabonais, une économie politique néocoloniale : passé, présent et avenir
  • La "géopolitique" au Gabon : cooptation, patronage et gouvernement patrimonial

 Année 2008- 2009-


La thématique des dossiers d’ENJEUX pour l’année 2008-2009 sera mise en ligne en juillet 2008. Les appels à contributions seront ouverts.