Dans une société multiconfessionnelle, l’adoption du principe laïc est un impératif. A cet égard, l’affirmation de la laïcité dans la première Constitution camerounaise, il y a quarante ans, ne releva pas uniquement d’un mimétisme institutionnel vis-à-vis de l’ancienne métropole. Pour lier ce qui, dans un Etat en attente de nation, était divisé sur le plan culturel et cultuel, il s’avérait indispensable d’inventer les fondements du contrat social à partir d’un stock de valeurs et symboles transcendant la diversité des religions.